Dans les salles de conférence de Washington, des responsables libanais et israéliens s'apprêtent à s'asseoir ensemble, tentant de saisir ce jeudi la fenêtre de cessez-le-feu qui touche à sa fin.
Depuis l'annonce du cessez-le-feu en avril, les frappes aériennes d'Israël ont causé la mort de centaines de personnes, et les chiffres des autorités sanitaires libanaises ne cessent de grimper. La période de trêve initiale a été prolongée jusqu'à ce dimanche, mais les deux parties reconnaissent que le temps presse. Auparavant, les deux pays s'étaient brièvement rencontrés à la Maison-Blanche le 23 avril, date à laquelle le président américain de l'époque, Donald Trump, avait annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu, prédisant avec optimisme la tenue d'un sommet historique entre Benjamin Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun durant cette période.
« La priorité absolue est de mettre fin aux morts et aux destructions », a déclaré un responsable libanais lors d'un entretien avec l'AFP.
L'Iran a fait savoir qu'il n'envisagerait une réconciliation régionale plus large qu'après l'instauration d'un cessez-le-feu durable, une position qui complique davantage la médiation de Trump. Aoun insiste sur le fait qu'il n'envisagera de se rendre à Washington pour une rencontre qu'une fois que la partie israélienne aura cessé ses attaques et qu'un accord de sécurité aura été conclu.
L'objectif de ces pourparlers à Washington est de « consolider le cessez-le-feu », mais les revendications fondamentales des deux parties restent très éloignées. Si les négociations ne débouchent pas sur une avancée, une escalade du conflit est à prévoir, rendant la situation sécuritaire régionale encore plus fragile. La prolongation du cessez-le-feu n'est qu'un tampon temporaire ; une paix réelle exigera encore des concessions majeures de la part de toutes les parties.