
Les Rafales français décollés de la base de Šiauliai ont rejoint, ce lundi 20 avril, une escadrille multinationale pour surveiller un vol de bombes stratégiques russes au‑dessus de la mer Baltique – un nouveau volet d’une longue série d’interceptions menées par l’OTAN le long de son flanc est.
À Lithuanie, la détache française, installée depuis plusieurs mois dans le cadre de la mission « air policing » de l’OTAN, a mis en alerte ses deux Rafales équipés de missiles air‑air. Elles ont été rejointes par des chasseurs suédois, finlandais, polonais, danois et roumains. Selon le ministère de la Défense français, les avions ont « garde le ciel sous surveillance » pendant le passage russe, sans aucune confrontation.
Le Russie a déclaré que la formation comprenait deux bombardeurs Tu‑22M3 et environ dix chasseurs – Su‑30 et Su‑35 – qui se relayaient pour escorter les gros appareils pendant plus de 4 heures. Le vol s’est déroulé « dans l’espace aérien neutre de la mer Baltique » et, selon Moscou, était planifié et conforme aux règles internationales d’utilisation de l’espace aérien.
« Tous les vols des forces aérospatiales russes sont effectués dans le strict respect des règles internationales d’utilisation de l’espace aérien. »
Le ministère de la Défense lituanien a confirmé que les avions de l’OTAN avaient été déployés quatre fois entre le 13 et le 19 avril pour intercepter des avions russes qui violaient les règles de vol – notamment en désactivant leurs transpondeurs et en ne soumettant aucun plan de vol. Avant la guerre en Ukraine, l’OTAN intercepait environ 300 vols par an, principalement au large de la mer du Nord et de la mer Baltique.
Cette opération montre que, malgré l’absence d’engagement direct, la présence régulière de l’OTAN continue de servir de garde‑fou à la fois pour la souveraineté des États baltes et pour la stabilité aérienne dans une région où les tensions restent vives. Le ciel au‑dessus de la Baltique demeure ainsi un théâtre de surveillance permanente.