
Le président américain Donald Trump a exprimé, lors d’une rencontre fermée avec le chef de l’OTAN Mark Rutte, une profonde déception : les alliés de l’alliance n’auraient pas répondu à son appel à intervenir dans la guerre contre l’Iran, et il aurait même évoqué la possibilité de quitter l’OTAN si la situation se reproduisait.
Rutte a rencontré Trump à Washington après que les États‑Unis et l’Iran aient signé un cesse‑feu de deux semaines visant à rouvrir le détroit d’Hormuz. Trump, qui a menacé de frapper des infrastructures civiles iraniennes, a critiqué l’OTAN comme un « paper tiger » et a reproché aux pays européens de ne pas l’avoir soutenu rapidement. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également indiqué que le président discuterait de ces questions avec Rutte.
« NATO N’ÉTAIT PAS LÀ QUAND NOUS AVIONS BESOIN D’AUXILIERS, ET ELLE NE SERA PAS LÀ SI NOUS EN AVONS DE NOUVEAU BESOIN », a posté Trump sur Truth Social.
Rutte a reconnu la « déception » de Trump mais a souligné que la majorité des pays européens avaient finalement apporté un soutien logistique, même si cela avait pris du temps. Il a qualifié le débat d’« ouverture franche » entre « deux bons amis ». Le chef de l’OTAN a également rappelé que tous les 32 membres, dont le Canada, ont atteint l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, et que l’alliance se prépare à relever le nouveau seuil de 5 % d’ici 2035.
Source A indique que Rutte a refusé de répondre directement à la question du retrait éventuel de l’OTAN, tandis que Source B rapporte que le porte‑parole de la Maison‑Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que Trump avait bien évoqué ce sujet.
« Je pense que c’est quelque chose que le président discutera dans quelques heures avec le secrétaire général Rutte », a déclaré Leavitt.
Le débat reste donc ouvert sur la volonté réelle de Trump de remettre en cause l’alliance transatlantique, tandis que les alliés insistent sur le renforcement de leurs capacités communes. La prochaine étape : voir si les promesses de dépenses et la coopération accrue suffiront à apaiser les tensions et à garantir la sécurité du détroit d’Hormuz.