
Le drame d’une octogénaire française arrêtée par l’ICE a fait le tour des médias francophones : Marie‑Thérèse, 86 ans, a vu son quotidien basculer du 1 avril, lorsqu’elle a été appréhendée à son domicile d’Anniston, en Alabama, puis transférée dans un centre de rétention en Louisiane.
Arrivée aux États-Unis en avril 2025 après avoir épousé Billy, ancien soldat américain rencontré sur une base OTAN près de Saint‑Nazaire dans les années 1950, Marie‑Thérèse n’a jamais obtenu la carte verte. Le décès de son mari en janvier 2026 l’a poussée à rester sur le sol américain pour régler des questions de succession avec la famille de Billy. Le 1 avril, des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont perquisitionné son appartement, la « menottant aux pieds et aux mains comme une dangereuse criminelle », selon les témoignages de voisins relayés par Ouest‑France. Privée de tout statut d’immigration régulier, elle a été placée dans un centre de détention en Louisiane.
Le fils de Marie‑Thérèse, présent aux États-Unis, s’inquiète vivement de la santé fragile de sa mère – problèmes de dos et cardiaques – et craint qu’elle ne survive pas plus d’un mois dans ces conditions. Il accuse le fils de Billy, actuellement en litige avec elle, d’avoir pu la dénoncer aux autorités :
« L’urgence, c’est de la sortir de ce centre de détention et de la faire rapatrier en France. »
Les détenues auraient surnommé la Française « l’Insubmersible », soulignant sa résistance face à l’adversité. Une audience prévue le 9 avril devait régler le différend de succession, mais la détention complique désormais la procédure.
Cette affaire relance le débat sur les méthodes de l’ICE, déjà critiquées pour leur sévérité, et met en lumière la précarité des personnes âgées sans statut légal aux États-Unis. Le sort de Marie‑Thérèse reste incertain, mais son fils continue de faire pression pour un rapatriement rapide.
Un épisode qui rappelle que la bureaucratie peut, en un instant, transformer la vie d’une personne en un combat judiciaire à l’autre bout de l’Atlantique.