
Les mots du président russe ont résonné comme un souffle d’espoir inattendu : Vladimir Poutine a déclaré que la guerre en Ukraine « se rapproche de sa fin », alors que le pays célébrait le Jour de la Victoire, le 9 mai 2026.
Lors d’une cérémonie à la Place Rouge, marquée cette année par l’absence de chars et de missiles, Poutine a rappelé aux journalistes que les alliés de l’Ukraine « avaient attendu une défaite écrasante de la Russie, mais cela ne s’est pas produit ». Il a ajouté que l’« affrontement » se poursuit, mais que « le sujet arrive à son terme, même s’il reste sérieux ».
« Je crois que la question arrive à sa fin », a-t‑il affirmé, tout en critiquant l’OTAN et les pays occidentaux pour leur soutien à Kyiv.
Le dirigeant a également indiqué qu’il accepterait de rencontrer Volodymyr Zelensky dans un « troisième pays », uniquement après la signature d’un traité de paix définitif, précisant que ce rendez‑vous serait le « point final », pas simplement une étape de négociation.
Un cesse‑feu de trois jours, annoncé la veille par le président américain Donald Trump, était en vigueur lors du défilé. Dès son lancement, les deux camps se sont accusés de le violer : l’état‑major ukrainien a compté 51 attaques du « agresseur », tandis que le ministère russe de la Défense a reproché à des groupes armés ukrainiens d’avoir lancé des drones et de l’artillerie contre ses positions.
Source A rapporte que les deux parties ont convenu d’échanger 1 000 prisonniers chacun, alors que Source B indique que la Russie n’a reçu aucune proposition de l’Ukraine.
Ces divergences montrent que, malgré le discours optimiste de Moscou, les mécanismes de confiance restent inexistants.
Le discours de Poutine, délivré dans le silence des armes exposées, laisse entrevoir une possible désescalade, mais les accusations réciproques et l’absence de progrès concrets sur les échanges de prisonniers suggèrent que la fin du conflit reste loin d’être assurée. Le monde attend désormais la prochaine étape : le véritable respect du cesse‑feu et, surtout, le début de négociations crédibles.