Zelensky a profité de sa première visite officielle en Azerbaïdjan depuis le déclenchement de l’invasion russe pour sceller un nouveau cadre de coopération, marquant une étape stratégique pour Kiev dans un conflit qui en est à son 1 522ᵉ jour.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé six accords avec son homologue Ilham Aliyev. Le plus important porte sur la sécurité, tandis que les autres couvrent l’énergie, les transports et la coopération industrielle. Zelensky a remercié l’Azerbaïdjan pour l’appui énergétique qui a permis à l’Ukraine de tenir le coup pendant l’hiver, alors que les frappes russes avaient paralysé une grande partie de ses installations.
« Nous avons signé six documents aujourd’hui ; ils couvrent divers domaines. Le principal est la sécurité. »
Le même jour, les autorités de Dnipro ont annoncé que 6 personnes avaient été tuées et 47 blessées, dont deux enfants, lors d’une frappe russe. Face à cet attentat, Zelensky a réitéré sa demande de nouvelles sanctions contre Moscou.
Parallèlement, le gouvernement allemand a pointé la Russie comme principal suspect d’une campagne de phishing ciblant la messagerie sécurisée Signal, affectant politiques, diplomates, militaires et journalistes depuis février. Les services de renseignement allemands estiment que l’opération a été orchestrée depuis le sol russe, mais affirment que la fuite de données est désormais contenue.
« Il va falloir vivre seuls, l’Europe seule. C’est très difficile pour les Allemands et les Britanniques d’imaginer un monde occidental sans les États‑Unis. »
Ces développements soulignent la volonté de Kiev de diversifier ses alliances tout en rappelant aux partenaires occidentaux l’urgence d’un soutien renforcé face à une Russie de plus en plus agressive.
L’avenir de la coopération euro‑asiatique se joue désormais sur le fil de la sécurité énergétique et de la cyber‑défense, deux domaines où le moindre faux‑pas pourrait redessiner la carte géopolitique.