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Les accusations fusent de part et d’autre : chaque jour, l’Ukraine et la Russie s’accusent mutuellement de briser le cessez‑feu de trois jours annoncé pour le 9, 10 et 11 mai, alors que les combats continuent à faire des victimes.
Des drones russes ont frappé près des lignes de front à Zaporizhia, Dnipro et Kherson, faisant trois morts et des dizaines de blessés. Kyiv indique que, depuis samedi, environ 200 affrontements se sont produits sur le champ de bataille. De son côté, le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu 57 drones ukrainiens au cours de la même période, se présentant comme répondant « à l’équivalence » des attaques.
| Événement | Nombre rapporté |
|---|---|
| Civils tués (drone russe) | 3 |
| Civils blessés (drone russe) | dizaines |
| Confrontations sur le terrain | ~200 |
| Drones ukrainiens abattus (selon Moscou) | 57 |
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré à Reuters que la Russie « continue d’avancer sur le front malgré le trêve », tandis que Moscou accuse l’Ukraine de la même violation.
« Le cessez‑feu doit être respecté ; la Russie ne cesse pas les combats », a affirmé Zelensky lors d’une allocution.
Parallèlement, Kyiv et Moscou ont conclu un échange de mille prisonniers des deux camps. Zelensky a souligné que « le Redsquare est moins important que le retour des prisonniers ukrainiens à leurs familles », rappelant la célébration russe du Jour de la Victoire le 9 mai. Il a de nouveau appelé les États‑Unis à garantir la mise en œuvre de l’accord, précisant que « c’est l’intervention américaine qui a rendu possible cet échange, et nous attendons donc une implication active des Américains pour en assurer la réalité ».
Les deux parties restent donc dans une impasse : un cessez‑feu officiellement en place mais constamment bafoué, et un accord humanitaire fragile dont la pérennité dépendra de la pression internationale. Le prochain tournant du conflit pourrait bien se jouer sur la capacité des États‑Unis à faire respecter leurs engagements.