L'Institut Pasteur de France a procédé au séquençage complet du virus Andes détecté chez une passagère française du navire de croisière MV Hondius. Les analyses confirment que cette souche correspond aux virus déjà connus et surveillés en Amérique du Sud, ne présentant, à ce stade, aucune nouvelle caractéristique laissant craindre une transmissibilité accrue ou une dangerosité renforcée.
Les virus identifiés chez les passagers sont identiques entre eux et présentent une similitude d'environ 97 % avec les échantillons du virus Andes circulant en Amérique du Sud, y compris ceux identifiés chez les rongeurs. Jean-Claude Manuguerra, responsable de l'unité Environnement et Risques infectieux à l'Institut Pasteur, a précisé que les variations constatées relèvent de la variabilité virale naturelle.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré sur les réseaux sociaux : « Le virus analysé correspond aux virus déjà connus et surveillés en Amérique du Sud. À ce stade, aucun élément ne suggère l'émergence d'une forme du virus qui pourrait être plus transmissible ou plus dangereuse. » Ces données seront partagées avec la communauté scientifique internationale pour faciliter la surveillance sanitaire.
Le nombre total de cas liés à cette épidémie fait l'objet de rapports divergents selon les sources fournies :
La source 1 et la source 2 font état de 10 cas, dont huit confirmés, tandis que la source 3 fait mention de 11 cas, dont neuf confirmés.
Trois personnes ayant voyagé à bord du navire sont décédées, incluant un couple néerlandais qui, selon les autorités sanitaires, aurait été exposé au virus lors d'une visite en Amérique du Sud, dans des zones où l'espèce de rat porteuse du virus Andes était présente.
La passagère française, dont l'état a été qualifié de sérieux, a été prise en charge à Paris. Par ailleurs, après l'arrivée du navire aux îles Canaries, les passagers ont été évacués. Un groupe comprenant 17 citoyens américains et un citoyen à double nationalité britannique, arrivé aux États-Unis le 11 mai, a été placé sous surveillance à l'unité nationale de quarantaine du Nebraska.
Le virus Andes demeure la seule forme de hantavirus transmissible d'homme à homme, une maladie rare généralement contractée par le contact avec des déjections ou de la salive de rongeurs infectés.