
Le mardi 26 mai, Édouard Philippe a fait la une des médias français en se rendant à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, un geste qui place la guerre en Ukraine au cœur de la campagne présidentielle de 2027.
Ancien Premier‑ministre et actuel maire du Havre, le candidat du parti Horizons a souligné son « détermination à rester aux côtés de l’Ukraine jusqu’à ce que les conditions de la paix soient réunies, et même au‑delà ». Au cours de l’entretien, les deux dirigeants ont abordé l’énergie, la défense et l’avenir européen de l’Ukraine.
« Je suis favorable à ce que des troupes européennes soient déployées en Ukraine une fois la paix revenue, pour garantir que la Russie ne soit pas tentée de reprendre ses attaques », a déclaré Édouard Philippe.
« Je m’engage à œuvrer pour que l’Ukraine puisse entrer dans l’OTAN », a‑t‑il ajouté, qualifiant l’armée ukrainienne de « l’armée la plus aguerrie d’Europe ».
Philippe a indiqué que les discussions portaient notamment sur le mouvement de l’Ukraine vers l’adhésion à l’Union européenne, ainsi que sur le renforcement du réseau énergétique, durement touché cet hiver par des frappes russes. Il a réaffirmé son soutien à l’intégration de Kyiv dans l’OTAN, estimant que l’alliance serait la meilleure garantie de sécurité pour le pays.
La semaine précédente, Bruno Retailleau (Les Républicains) était également à Kiev, mais n’a pas rencontré le président. Son déplacement, présenté comme le premier « voyage de campagne à l’étranger », visait à souligner que le conflit n’est pas un problème régional mais le symptôme d’une nouvelle donne stratégique pour toute l’Europe.
En s’associant ouvertement à Zelensky, Édouard Philippe place la défense de l’Ukraine au centre de son programme, une décision qui pourrait redéfinir les alliances européennes à l’approche de l’élection présidentielle.
Le prochain défi : traduire ces engagements diplomatiques en actions concrètes sur le terrain.