
Les forces américaines ont tiré sur deux pétroliers iraniens dans le détroit d’Ormuz, marquant une nouvelle escalade dans un conflit qui menace déjà la libre circulation du pétrole mondial.
Dans la nuit du vendredi, l’armée américaine a déclaré avoir désactivé deux pétroliers qui tentaient de franchir le blocus imposé aux ports iraniens. Le même jour, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a indiqué que ses systèmes antiaériens avaient interféré avec deux missiles balistiques et trois drones lancés depuis l’Iran, faisant trois blessés.
« Ils menacent les Américains, ils vont être explosés », a affirmé Marco Rubio, secrétaire d’État américain, après l’échange de tirs.
Le porte-parole de la marine américaine a affirmé qu’aucun navire de guerre américain n’avait été touché, mais un cargo transportant du carburant a été incendié, faisant un marin mort et dix blessés, selon une agence judiciaire iranienne.
Des images satellites analysées par Windward AI montrent une marée noire couvrant 71 km² au large de l’île de Kharg, principal terminal d’exportation iranien. Le bilan préliminaire estime à ≈ 80 000 barils le volume déversé depuis la première détection mardi, avec un risque de diffusion vers les côtes des Émirats, du Qatar ou de l’Arabie saoudite.
Parallèlement, le blocage du détroit a immobilisé des centaines de navires commerciaux, poussant la Chine à protester après qu’un pétrolier à équipage chinois a été attaqué. Un pétrolier traversant le détroit en avril a livré 1 million de barils de brut en Corée du Sud, qui a depuis plafonné les prix de l’essence.
Le gouvernement iranien qualifie les frappes américaines d’« action hostile », affirmant que le cesse‑feu d’un mois n’est plus respecté, tandis que les États‑Unis insistent sur la tenue du même cesse‑feu.
Alors que les pourparlers de paix restent en suspens, le détroit d’Ormuz demeure le point de tension le plus dangereux pour l’approvisionnement énergétique mondial.