
La flotille humanitaire Global Sumud a vu la plupart de ses 175 militants libérés après que les forces navales israéliennes ont intercepté 22 bateaux près de la Crète, mais deux activistes restent détenus à Israël.
Dans la soirée du jeudi, les navires israéliens ont saisi les embarcations à plus de 600 km des côtes de Gaza, invoquant la nécessité de préserver le blocus maritime déclaré « lawful ». Les activistes, de nationalités diverses (Espagne, Brésil, France, Allemagne, Royaume‑Uni, etc.), ont été conduits d’abord sur l’île crétoise, où la Grèce a offert une « assistance diplomatique » pour organiser leur retour.
Deux hommes ont cependant été transférés en Israël « pour interrogatoire » : Saif Abu Keshek, citoyen espagnol d’origine palestinienne, et Thiago Ávila, Brésilien. Israël les accuse respectivement d’« affiliation à une organisation terroriste » et d’« activité illégale », sans préciser davantage.
« Nous demandons à tous les gouvernements de faire pression sur le régime israélien pour libérer les otages illégaux, » a déclaré le GSF, qualifiant l’opération de « piraterie ».
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé une violation du droit international et a promis d’aider les deux ressortissants espagnols. L’Italie, par sa première ministre Giorgia Meloni, a exigé la libération immédiate des Italiens détenus. Le département d’État américain, représenté par le porte‑parole Tommy Pugott, a qualifié la flotille de « coup de pub inutile ».
Israël, de son côté, affirme que l’opération s’est déroulée « paisiblement et sans victimes », tout en signalant la découverte de médicaments et de contraceptifs à bord, et en qualifiant la mission de « stunt PR ».
Cette interception rappelle un incident similaire en octobre 2025, lorsque le même mouvement avait vu plus de 470 participants arrêtés puis expulsés. Les autorités israéliennes insistent sur le fait qu’il n’y a « pas de limite » à l’aide qui entre à Gaza via les points de contrôle, alors que le Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Khaled Khiari, rappelle que 2,1 millions d’habitants de la bande subissent des frappes continues et une crise alimentaire sévère.
Alors que la plupart des militants ont repris le chemin du retour, le sort des deux détenus reste le principal point de tension, et la communauté internationale surveille de près les développements juridiques et humanitaires à venir.