
Des dizaines de bateaux de la « Flotilla Global Sumud » ont été arrêtés en pleine Méditerranée, à des centaines de kilomètres de la côte israélienne, déclenchant une vive polémique sur la légalité de l’intervention.
Selon les autorités israéliennes, la marine a intercepté la flotte « dans des eaux internationales », près de l’île grecque de Créte, en utilisant des vedettes rapides, des drones et, selon les manifestants, des techniques de brouillage des communications. Les militants ont été sommés de se rendre à Ashdod pour un contrôle des cargaisons, sous la menace d’une saisie si le cours était maintenu. Un enregistrement audio diffusé montre un haut‑parleur israélien déclarer :
« Ceci est la marine israélienne. Si vous souhaitez livrer une aide humanitaire à Gaza, faites‑le par les canaux établis. »
Les activistes affirment que des équipes armées ont pointé des lasers et des armes semi‑automatiques sur leurs embarcations, forçant les participants à se mettre à genoux. Ils dénoncent la destruction de moteurs, le blocage des systèmes de navigation et la perte de communication avec plusieurs bateaux, laissant « des centaines de civils en danger au milieu d’une tempête ». Le porte‑parole de la flotilla, Gur Tsabar, a qualifié l’action d’« attaque illégale en haute mer », invoquant le droit international qui, selon lui, interdit toute saisie hors des eaux territoriales israéliennes.
« C’est illégal au regard du droit international. Israël n’a aucune juridiction dans ces eaux. » – Gur Tsabar
*Source 1 indique que 15 des 58 bateaux ont été interceptés, tandis que *Source 2 rapporte que 7 ont été capturés et que les communications avec 11 navires sont perdues. *Source 3 et Source 4 parlent d’une flotte d’environ 100 bateaux et 1 000 militants.
Ces divergences montrent que les chiffres exacts restent incertains, chaque partie présentant une version différente du nombre de navires touchés.
L’incident, le plus lointain jamais réalisé par Israël depuis le début du conflit, risque d’alimenter les débats sur le blocus naval de Gaza et sur la capacité des organisations humanitaires à atteindre la bande de Gaza. Le monde attend maintenant la réaction des gouvernements et des instances juridiques.
Le silence des Nations Unies pourrait bien devenir le prochain point d’inflexion.