
Le voyage surprise de Marco Rubio, nouveau secrétaire d’État, à Pékin aux côtés du président Donald Trump a fait les gros titres : malgré une interdiction d’entrée imposée par la Chine, le haut fonctionnaire américain a pu monter à bord d’Air Force One grâce à une manœuvre linguistique peu connue.
Rubio, sénateur cubano‑américain, était l’un des plus fervents critiques de la Chine sur les droits humains, notamment à l’égard des Ouïghours de Xinjiang et du mouvement pro‑démocratie de Hong Kong. En juillet 2020 et août 2020, Pékin a respectivement sanctionné son nom en réponse à ces prises de position, lui infligeant une interdiction de mise en territoire.
Lorsqu’il a été confirmé 20 janvier 2025 et assermenté 21 janvier 2025, le gouvernement chinois a trouvé une « solution de contournement » : il a changé la translittération de son nom de 卢比奥 (Lúbǐ ào) à 鲁比奥 (Lǔ bǐ ào). Les deux versions se prononcent de façon identique, mais le premier caractère différent a permis aux autorités de lever l’interdiction sans modifier officiellement la sanction.
« Les sanctions visent les paroles et les actions de M. Rubio lorsqu’il était sénateur », a déclaré le porte‑parole de l’ambassade de Chine, Liu Pengyu.
Le 13 mai 2026, Rubio a embarqué à la base aérienne d’Andrews, puis a été aperçu à bord d’Air Force One en direction de Pékin. Le président Trump, premier visiteur américain en Chine depuis près d’une décennie, se prépare à rencontrer Xi Jinping pour discuter du commerce, de Taiwan, de l’intelligence artificielle et de la crise iranienne.
Certaines sources indiquent que la délégation inclurait des chefs d’entreprise tels que Elon Musk, Tim Cook ou le PDG de NVIDIA, ainsi qu’une possible négociation portant sur 500 Boeing 737 Max. D’autres rapports ne mentionnent que les responsables politiques, laissant le détail de la composition du groupe incertain.
Cette visite marque la première fois qu’un secrétaire d’État américain sous sanction entre en Chine, soulignant à la fois la souplesse diplomatique de Pékin et la volonté des États‑Unis de pousser le dialogue commercial malgré les tensions.
Le monde observe : la façon dont la Chine a « dé‑sanctionné » Rubio par la langue pourrait bien redessiner les règles du jeu diplomatique.