
Le président Donald Trump se rendra en Chine du 13 au 15 mai, marquant la première visite officielle d’un chef d’État américain sur le sol chinois depuis près de dix ans, à un moment où la tension commerciale entre les deux géants économiques reste palpable.
En avril 2025, Trump a imposé de vastes taxes d’importation à l’échelle mondiale, déclenchant une guerre tarifaire « tit‑for‑tat » entre les États‑Unis et la Chine. Les deux pays ont alors appliqué des droits douaniers qui ont dépassé les 100 % sur plusieurs catégories de produits. Cette escalade s’est calmée après une rencontre en face à face entre Trump et le président chinois Xi Jinping en Corée du Sud en octobre 2025, où les tarifs ont été temporairement suspendus, mais les menaces de relance persistent.
« Les tarifs ont été suspendus après la réunion en Corée du Sud, mais les deux parties continuent de se menacer », indique le texte source.
Le voyage de Trump est accompagné de dirigeants d’entreprises américaines majeures – Boeing, Citigroup et Qualcomm – qui espèrent conclure des accords avec leurs homologues chinois. Au-delà des intérêts commerciaux, le déplacement représente un test crucial pour la fragile trêve commerciale : il pourra soit consolider le désengagement des mesures tarifaires, soit raviver les tensions si les négociations échouent.
Si la mission aboutit à des ententes concrètes, elle pourrait stabiliser les flux économiques entre Washington et Pékin et rassurer les marchés mondiaux. À l’inverse, un échec risque de remettre en marche les droits de douane élevés, menaçant la chaîne d’approvisionnement mondiale et alimentant l’incertitude géopolitique. Le monde observe donc de près ce qui pourrait devenir le tournant d’une décennie de relations sino‑américaines.
Le résultat de ce séjour déterminera si la rivalité économique se transformera en coopération durable ou reviendra à l’instabilité tarifaire.