
Une vague de tension s’est levée autour du traitement médiatique d’une garde à vue : La France insoumise accuse BFMTV d’avoir diffusé des informations erronées sur la présence supposée de drogue dans les effets personnels de l’eurodéputée Rima Hassan.
Le mardi 7 avril 2026, Manuel Bompard et Paul Vannier, porte‑voix du mouvement LFI, ont adressé à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom) une lettre, rendue publique sur X, dénonçant « des manquements graves aux obligations légales en matière de pluralisme, d’honnêteté et d’indépendance de l’information ». Ils reprochent à BFMTV d’avoir « diffusé en continu et de façon répétée des fausses informations », notamment via des bandeaux affirmant que de la drogue avait été découverte lors de la garde à vue du jeudi précédent.
« BFMTV n’a pas repris la conférence de presse de Rima Hassan le vendredi suivant, ni présenté de démenti proportionné à l’ampleur de la diffusion initiale », soulignent les deux responsables.
Le parquet a indiqué que la fouille avait mis en évidence « des matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3‑MMC, une drogue de synthèse ». Il a toutefois précisé que ces éléments étaient disjoints de l’enquête principale pour « apologie du terrorisme », laquelle conduira Rima Hassan devant la justice le 7 juillet 2026 pour un message publié sur X faisant référence à l’auteur d’un attentat contre Israël.
L’éurodéputée nie toute possession de drogue et affirme n’utiliser que du CBD, légal, à des fins médicales.
En saisissant l’Arcom, LFI espère que le régulateur reconnaîtra que la couverture de BFMTV a dépassé le simple reportage factuel pour entrer dans la diffusion d’informations contestables, et qu’il imposera à la chaîne une correction adéquate. La procédure judiciaire relative aux substances découvertes continuera toutefois séparément de l’affaire d’apologie du terrorisme.
Le débat sur la responsabilité des médias face à la justice s’intensifie, et la prochaine décision de l’Arcom pourrait redéfinir les limites du reportage en période de crise judiciaire.