
Le président Donald Trump a annoncé ce dimanche que des négociateurs américains se rendraient à Islamabad lundi pour une nouvelle ronde de pourparlers avec l’Iran, tout en accusant Téhéran d’avoir violé le cessez‑feu de deux semaines en ouvrant le feu dans le détroit d’Hormuz.
Après un premier échange mené par le vice‑président JD Vance, qui s’est soldé sans accord, les États‑Unis promettent un « accord juste et raisonnable ». Trump a menacé sur son réseau social :
« Si l’Iran n’accepte pas, les États‑Unis vont mettre hors service chaque centrale électrique et chaque pont en Iran. »
L’Iran, par l’intermédiaire de son agence Tasnim et du porte‑parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baghaei, a rejeté ces accusations, qualifiant le blocus naval américain d’« acte illégal et criminel » et d’« punition collective de la population iranienne, ce qui constitue un crime de guerre et contre l’humanité ».
Parallèlement, le détroit reste le point névralgique de la crise. Le Chancelier allemand Friedrich Merz a proposé une aide pour le déminage et la surveillance maritime, alors que l’Iran et les États‑Unis affichaient tour à tour la sécurité du passage :
« Le détroit est complètement ouvert », a déclaré le diplomate iranien Abbas Araghchi.
« Il est prêt pour un passage complet », a ajouté Donald Trump.
« Nous refermons le détroit jusqu’à la levée du blocus américain », a annoncé l’IRGC le lendemain, renversant la déclaration précédente.
Depuis le début du blocus, les forces américaines ont contraint 23 navires à faire demi‑tour et continuent de contrôler l’accès aux ports iraniens. Le député iranien Saeed Khatibzadeh a indiqué que, bien que des progrès aient été réalisés, un cadre d’entente doit encore être défini, qualifiant les exigences américaines sur le programme nucléaire d’« maximalistes ».
Les pourparlers prévus entre les présidents du Pakistan et de l’Iran, ainsi que le dialogue entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, laissent entrevoir une possible désescalade, mais la menace d’un blocus prolongé et la présence suspectée de mines sous‑marines gardent la région dans une incertitude dangereuse.
Le monde regarde, espérant que la prochaine rencontre à Islamabad ouvrira réellement la voie à un détroit d’Hormuz sécurisé et à la fin des menaces de représailles.