Les déclarations contradictoires de Donald Trump sur la guerre en Iran ont déclenché une nouvelle vague d’incertitude, mêlant promesses de victoire totale et menaces de frappes supplémentaires.
Vers 18 h 37 (heure de l’Est), le président a réagi à un article du New York Times qui doutait de l’avancement des objectifs militaires. Il a posté :
« Les États‑Unis ont pulvérisé l'Iran hors de la carte, » affirmant que la direction, la marine et l'armée de l’air iraniennes étaient « mort » et que Téhéran était « sans aucune défense ».
Un peu plus d’une heure plus tard, à 19 h 44, il a inversé son ton, lançant un ultimatum :
« Si l’Iran n’ouvre pas complètement le détroit d'Hormuz sans menace dans les 48 heures, les États‑Unis frapperont et anéantiront leurs centrales électriques. »
Le conflit, déclenché il y a presque un an, a fait plus de 2 000 morts, dont 13 militaires américains, selon le West Asia News Agency relayé par Reuters. Trump continue de faire évoluer sa définition de la victoire : d’une « reddition inconditionnelle » à la simple prévention d’un programme nucléaire iranien, objectif qu’il a déclaré atteint après les frappes de l’an dernier sur trois sites nucléaires.
Malgré ses propos de « mise en marche d’un désengagement », le ministère de la Défense a déplacé des milliers de troupes supplémentaires au Moyen‑Orient, préparant une éventuelle opération terrestre. L’instabilité du détroit d'Hormuz, principal couloir d’approvisionnement énergétique mondial, a déjà fait grimper les prix du pétrole, tandis que les alliés traditionnels des États‑Unis restent réticents à intervenir.
Menacer de cibler des centrales électriques pourrait constituer un crime de guerre selon le droit international, ajoutant une dimension légale aux pressions déjà exercées sur l’administration Trump, tiraillée entre le besoin de projeter une victoire éclatante et les répercussions économiques et diplomatiques croissantes.
Le monde regarde, attendant de voir si le président maintiendra son ultimatum ou cherchera réellement à « mettre fin » à cette guerre qui semble loin d’être terminée.