
Depuis le 8 avril, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé, dans une vidéo diffusée sur TikTok, que le pays interdisera l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans à partir du 1er janvier 2027.
Cette mesure, présentée comme « difficile mais nécessaire », doit être votée cet été et s’inscrit dans une vague européenne visant à protéger les adolescents des effets addictifs des plateformes numériques. Mitsotakis a déclaré que la Grèce veut « lutter contre l’addiction de certaines applications qui nuit à l’innocence et à la liberté » de leurs jeunes usagers, tout en rappelant que « la science est claire : quand un enfant passe des heures devant les écrans, son cerveau ne se repose pas ».
« Nous avons décidé d’aller de l’avant avec une mesure difficile mais nécessaire : interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. »
Il a également souligné que cette interdiction n’est « qu’un outil qui ne remplacera jamais la présence des parents ». Le gouvernement grec se veut ainsi « l’un des premiers au monde » à adopter une telle législation, tout en faisant pression sur l’Union européenne pour qu’elle suive le même chemin.
L’Australie a déjà franchi le pas en 2025, obligeant les plateformes à vérifier que les utilisateurs ont au moins 16 ans sous peine d’amendes pouvant atteindre 28 millions d’euros. Des géants comme Facebook, Instagram, X, Threads, Snapchat, TikTok, Twitch et le concurrent australien Kick se sont déjà engagés à se conformer aux exigences locales.
La France, le Danemark et l’Espagne envisagent également des restrictions similaires, indiquant que la Grèce n’est pas isolée dans cette réflexion.
Si la mise en œuvre technique reste à définir, le débat public s’anime déjà autour des enjeux de santé mentale, de liberté individuelle et de responsabilité des plateformes.
Le compte à rebours est lancé : dans moins de trois ans, les écrans des adolescents grecs seront officiellement hors limites.