Le président Donald Trump a déclenché l’étonnement lors d’un rassemblement en Floride en affirmant que la Marine américaine agissait « comme des pirates » en saisissant un navire iranien et son cargo d’or noir, qualifiant l’opération de « très lucrative ».
Depuis le 28 février, les États‑Unis et Israël mènent une campagne aérienne contre l’Iran, qui a répliqué par des frappes contre Israël et les bases américaines du Golfe. En réponse, l’Iran a quasiment fermé le détroit d’Ormuz, un couloir vital transportant près de 20 % du pétrole et du gaz mondial. Le 13 avril, le président Trump a annoncé un blocus des ports iraniens et du détroit, tandis que le Central Command américain a redirigé 45 navires pour assurer le respect du blocus.
« Nous avons atterri sur le navire, saisi le cargo, saisi le pétrole. C’est une affaire très lucrative. Nous sommes comme des pirates, mais nous ne jouons pas », a déclaré Trump devant une foule enthousiaste.
Téhéran a qualifié l’action d’« armed robbery on the high seas », le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, dénonçant une « légalisation du piratage ». Washington estime que l’Iran a perdu ≈ 4,8 milliards de dollars de revenus pétroliers depuis le blocus.
Les pourparlers de paix, médiés par le Pakistan, restent fragiles. Un cesse‑feu signé le 8 avril a été suivi d’un nouveau blocus le 13 avril, et le président Trump a indiqué ne pas être satisfait de la dernière proposition iranienne. Parallèlement, le 1 mai approche, date butoir du War Powers Resolution de 1973, qui oblige le président à obtenir l’autorisation du Congrès pour poursuivre le conflit – une échéance que l’administration semble prête à laisser expirer.
Les tensions persistent, la marine américaine continue d’intercepter des pétroliers et la communauté internationale surveille de près l’impact sur les prix du pétrole et la stabilité de la région.
Le monde attend de voir si le « piratage » de Washington déclenchera une escalade ou un retour à la table des négociations.