
Le président américain Donald Trump a de nouveau brandi le fer de la menace : dans un post matinal sur Truth Social, il a exhorté l’Iran à « se reprendre », sous le slogan provocateur « NO MORE MR. NICE GUY », accompagné d’une illustration de lui armé d’un fusil d’assaut devant un paysage explosif.
Le message, publié à 5 h 30 EST, reprend les mots exacts :
« Iran can't get their act together. They don’t know how to sign a non‑nuclear deal. They better get smart soon! »
Trump a profité du dîner d’État organisé à la Maison‑Blanche en présence du roi Charles III pour rappeler que les États‑Unis et leurs alliés « ont militairement vaincu cet adversaire » et que « nous ne laisserons jamais cet adversaire posséder une arme nucléaire ». Il a ajouté que le roi « était d’accord, voire davantage que moi ». Le président a justifié les frappes menées aux côtés d’Israël comme un moyen d’arrêter le programme nucléaire iranien, alors que le cessez‑le‑feu fragile entre Washington et Téhéran semble vaciller.
Cette escalade verbale a coïncidé avec une hausse du pétrole : le brent a atteint 114,74 $ le baril, soit une hausse de 3 % et un sommet de trois semaines, marquant le septième jour consécutif de progression. En même temps, le FTSE 100 a reculé de 0,8 %, soit 84,7 points, à 10 248,1.
| Indicateur | Valeur | Variation |
|---|---|---|
| Brent (USD/baril) | 114,74 | +3 % |
| FTSE 100 | 10 248,1 | -0,8 % |
Parallèlement, l’Iran a restreint le trafic dans le détroit d’Ormuz, tandis que les États‑Unis ont renforcé un blocus naval depuis le 13 avril, ciblant les réseaux financiers et la flotte « shadow » iranienne. Le rial a chuté à 1,8 million de rials par dollar, soit une perte d’environ 6 % depuis le début du conflit.
Ces tensions alimentent les craintes d’une reprise des hostilités, même si les analystes britanniques notent que les deux parties sont désormais dans une « compétition d’intensité », cherchant à montrer leur résilience sans déclencher une guerre ouverte.
Le monde observe, mais la trajectoire du conflit reste incertaine, et chaque mot de Washington peut faire basculer les prix du pétrole comme les équilibres géopolitiques.