
L’augmentation soudaine de la consommation d’essence et de diesel pendant le week‑end de Pâques a poussé le ministre de l’Énergie, Chris Bowen, à mettre en garde les Australiens contre le stockage de carburant à domicile, rappelant que cela est à la fois dangereux et contre‑productif.
Le ministre a confirmé que la demande de carburant pendant les vacances était 30 % plus élevée que la période précédente, un pic qui a conduit les fournisseurs à débloquer 3,7 milliards de litres de différents types de carburant en provenance d’Asie. Malgré ces arrivées, 142 stations-service sur 2 400 en Nouvelle‑Galles du Sud n’avaient plus de diesel, un léger recul par rapport aux chiffres de dimanche.
« Si vous stockez du carburant chez vous, c’est très dangereux. Ce n’est pas recommandé et cela aggrave la situation pour nous tous. »
Bowen a souligné que l’Australie dispose désormais d’une sécurité d’approvisionnement jusqu’en mai, même si la fermeture du détroit d’Hormuz par l’Iran continue de menacer les chaînes logistiques.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Hausse de la demande pendant Pâques | +30 % |
| Carburant en cours de transport | 3,7 milliards L |
| Prix du pétrole brut | ≈ 159 $ / baril |
| Niveau pré‑guerre | ≈ 101 $ / barrel |
Le gouvernement a temporairement découpé de moitié les taxes sur l’essence et le diesel et a demandé aux États de répercuter le surplus de TVA provenant de la hausse des recettes. Cependant, les économies de plus de 30 cents par litre ne compensent pas la pression exercée par le prix du pétrole mondial.
L’économiste David Ubilava de l’Université de Sydney a averti que les perturbations du marché se prolongeront « pendant plusieurs mois », affectant non seulement le prix du carburant mais aussi les coûts de transport, les frais de livraison et, in fine, le prix des produits alimentaires et des services de restauration. L’assistant ministre des Affaires étrangères, Matt Thistlethwaite, a ajouté que même si le conflit prenait fin immédiatement, « les effets se feraient encore sentir dans les mois à venir ».
En attendant le rétablissement complet des flux maritimes, les Australiens devront donc s’attendre à des prix plus élevés à la pompe et aux caisses pendant plusieurs mois. Le défi reste de sécuriser l’offre tout en évitant les comportements dangereux qui ne font qu’alimenter la crise.