
Les menaces de Washington contre l’Iran ont fait grimper les cours du pétrole, tandis que le détroit d’Ormuz reste presque paralysé.
Le président Donald Trump a de nouveau brandi un ultimatum via Truth Social, déclarant que « Mardi sera le jour des centrales électriques et des ponts », et avertissant que l’Iran sera « vivant en enfer » s’il ne rouvre pas le détroit. Il a ajouté : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous, sinon vous subirez les conséquences ». Le général iranien Ali Abdollahi Aliabadi a riposté, affirmant que « les portes de l’enfer s’ouvriront contre vous » si les infrastructures américaines étaient attaquées.
Les deux sources rapportent des hausses importantes mais diffèrent sur le niveau exact du pétrole :
Source 1 indique que le Brent a dépassé 111 $ le baril, en hausse de 1,9 %, tandis que le WTI se situait près de 112 $.
Source 2 mentionne que les prix planent autour de 109 $ et ont progressé de 34,5 % sur le mois.
Les indicateurs de stress du marché sont en alerte rouge ; le spread « prompt » du Brent s’est élargi à plus de 10 $ en backwardation, surpassant les pics de l’invasion russe de 2022. Le Dated Brent a franchi 140 $, un niveau inédit depuis 2008.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Brent (source 1) | > 111 $ / +1,9 % |
| WTI (source 1) | ≈ 112 $ |
| Prix moyen (source 2) | ≈ 109 $ |
| Hausse mensuelle (source 2) | +34,5 % |
| Spread prompt Brent | > 10 $ (backwardation) |
| Dated Brent | > 140 $ (depuis 2008) |
Parallèlement, le groupe OPEC+ a approuvé une hausse symbolique de 206 000 barils/jour pour mai, mais la plupart des producteurs ne peuvent réellement augmenter leur production à cause du conflit. La Russie subit également des perturbations suite à des frappes de drones ukrainiens sur son terminal balte.
L’Iran refuse toute rencontre avec les États‑Unis à Islamabad et n’a autorisé qu’un trafic limité pour les navires « amis », avec une exemption accordée à l’Irak. L’Oman explore des options pour relancer le trafic, tandis que les acheteurs mondiaux se tournent agressivement vers le pétrole du Golfe et de la mer du Nord.
Si la fermeture du détroit persiste, la flambée du pétrole risque d’alimenter l’inflation et de pousser l’économie mondiale vers une récession cet été. Le compte à rebours continue, et chaque jour augmente le danger d’une escalade militaire.