Des dizaines de maisons ont vu leurs fenêtres exploser dans le fracas d’un gigantesque feu d’artifice qui a laissé la ville de Liuyang, au cœur de la province du Hunan, sous un nuage noir de fumée et de décombres.
Vers 16 h 40 (heure locale) du lundi, le site de production de la Huasheng Fireworks Manufacturing and Display Co., situé dans la ville‑préfecture de Changsha, a été le théâtre d’une violente déflagration. Liuyang, célèbre pour être le plus grand producteur mondial de feux d’artifice, abrite plus de 3 000 usines du secteur, dont la production représenterait près des deux tiers des ventes mondiales. Des accidents similaires se sont déjà produits, notamment en février (12 morts) et en juin (9 morts) dans la même région.
Les secours ont rapidement mobilisé près de 500 pompiers, équipes de sauvetage et personnel médical, complétés par trois robots pour rechercher les victimes sous les décombres. Un périmètre d’évacuation de 3 km a été décrété, forçant les habitants à fuir leurs habitations. La police a placé en détention la personne responsable de l’usine, tandis que le président Xi Jinping a exigé une enquête complète et des « efforts totaux » pour retrouver les personnes disparues et soigner les blessés. Tous les fabricants de feux d’artifice de Liuyang ont reçu l’ordre de suspendre leur production.
Source A indique que le bilan s’élève à 21 morts et 61 blessés, tandis que Source B rapporte que le nombre de décès a été révisé à 26, le nombre de blessés restant à 61. Les autorités n’ont pas encore confirmé le chiffre définitif.
L’explosion a non seulement fait 21/26 morts et 61 blessés, mais elle a aussi ravivé les inquiétudes sur la sécurité des usines de pyrotechnie en Chine, où les explosions restent fréquentes lors des célébrations du Nouvel An lunaire. Les autorités locales promettent une enquête approfondie et un renforcement des mesures de prévention afin d’éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.
Ce drame rappelle la fragilité d’une industrie qui éclaire les fêtes du monde entier, mais qui, sous la pression de la production, peut devenir une bombe à retardement.