
Greg Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, a dû prendre la barre devant le tribunal fédéral d’Oakland, où le procès intenté par Elon Musk a atteint son paroxysme.
Musk, qui a financé la première version à but non lucratif d’OpenAI (créée fin 2015) à hauteur de 38 millions de dollars entre 2016 et 2020, accuse les dirigeants de la société d’avoir détourné ses dons pour transformer l’organisme en géant commercial. Son avocat a présenté des extraits du journal personnel de Brockman de 2017, où il écrirait qu’il était « prêt à évincer Musk » et évoquait la possibilité de créer une structure à but lucratif. Brockman a toutefois soutenu que ces passages reflétaient « une frustration, pas un projet ».
« C’était l’expression d’une frustration, pas d’un projet », a déclaré Brockman sous serment.
Le différend met en jeu non seulement l’avenir financier d’OpenAI, mais aussi la trajectoire du développement de l’intelligence artificielle, que Brockman décrit comme « le changement technologique le plus important de l’histoire de l’humanité ».
Certaines sources évaluent la valeur d’OpenAI à plus de 150 milliards de dollars, tandis que d’autres parlent d’une valorisation supérieure à 850 milliards de dollars.
Quel que soit le verdict, la décision du tribunal façonnera le paysage de l’IA et déterminera si la mission « pour le bien de l’humanité » restera sous forme de fondation ou deviendra un moteur de profit.
L’affaire, suivie de près par les acteurs du secteur, promet de redéfinir les règles du jeu entre innovation, philanthropie et intérêts commerciaux.