
Les garde‑côtes suédois ont de nouveau fait parler d’eux : ils ont saisi un cargo au large de Trelleborg, suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » de Moscou, alors que le conflit en Ukraine s’intensifie et que les marchés pétroliers restent sous tension.
Le navire, nommé « Jin Hui », mesure 182 m et naviguait sous pavillon syrien. Selon le ministre de la Défense civile, Carl‑Oskar Bohlin, il aurait « probablement aucun chargement » et « aucune assurance », ce qui constitue une violation du Code maritime. Le cargo figure sur les listes de sanctions de l’Union européenne, du Royaume‑Uni et de l’Ukraine.
« Ce bateau, nommé Jin Hui, est soupçonné de naviguer sous un faux pavillon. Des questions se posent concernant sa capacité à prendre la mer et son absence d’assurance », a écrit le ministre sur X.
Il a été intercepté dans les eaux territoriales suédoises, près de Trelleborg, vers 14 h, alors que la Suède poursuit une série d’opérations similaires : la saisie du Caffa le 29 avril et du pétrolier Sea Owl I en mars.
Le même week‑end, les deux belligérants ont déployé des centaines de drones explosifs. L’Ukraine rapporte 268 drones et un missile balistique lancés contre son territoire, tandis que la Russie affirme que 334 aéronefs non pilotés visaient la Russie. Les attaques ont fait au moins 8 morts et chaque camp continue de nier viser des civils.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a menacé d’intensifier les frappes sur les installations énergétiques russes si l’offensive ne cesse pas : « La Russie peut mettre fin à sa guerre à tout moment. La prolonger ne fera qu’élargir l’ampleur de nos opérations de défense ».
Le Groupe OPEP+, incluant la Russie et l’Arabie Saoudite, a confirmé l’augmentation de ses quotas de production, cherchant à stabiliser le marché après le retrait des Émirats arabes unis. Malgré des prix élevés, la production russe peine à atteindre les objectifs, en partie à cause du désinvestissement occidental et des frappes de drones ukrainiens.
Cette série d’événements montre comment les stratégies militaires, économiques et juridiques s’entrelacent, rappelant que chaque action sur les mers ou dans le ciel peut reverberer bien au‑delà des frontières immédiates.