
Les propos de Donald Trump sur une coopération américaine‑iranienne pour rapatrier l’uranium enrichi ont surpris la communauté internationale et ravivé les tensions déjà vives autour du programme nucléaire de Téhéran.
Au cours d’une interview téléphonique avec Reuters, le président a affirmé :
« Nous allons nous mettre d’accord, nous y irons avec l’Iran à un rythme « décontracté », nous commencerons à creuser avec de grosses machines… Nous le ramènerons aux États‑Unis. »
Il a ajouté que les « débris nucléaires » (« nuclear dust ») laissés après les frappes américaines et israéliennes de juin 2025 seraient récupérés « très bientôt ». Trump a également déclaré que le blocus naval américain resterait en place jusqu’à la signature d’un accord et que le « deal avancerait rapidement », évoquant même la possibilité d’un déplacement à Islamabad une fois le pacte conclu.
Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a catégoriquement réfuté toute entente :
« L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part ; le transfert aux États‑Unis n’a jamais été une option pour nous. »
Les sources américaines estiment que l’Iran possède plus de 900 livres (environ 400 kg) d’uranium enrichi à 60 %, un niveau suffisant à alimenter des armes nucléaires, bien que Téhéran affirme que son programme reste purement civil.
Cette annonce survient dans le contexte d’un conflit armé entre les deux pays, où les frappes sur les installations nucléaires iraniennes ont laissé des « débris » que Trump décrit comme « débris nucléaires ». Le président a nié les rumeurs d’un accord de 20 milliards de dollars pour l’achat du combustible, le qualifiant de « faux ».
Si aucune clarification officielle n’est fournie, la divergence entre les déclarations américaines et iraniennes risque d’alimenter davantage les incertitudes diplomatiques et de prolonger le blocus naval. Le monde observe désormais si cette promesse de coopération se concrétisera ou restera une simple déclaration politique.