Le live TikTok de ce mercredi a viré au scandale : un vidéaste sénégalais a proféré des propos jugés « extrêmement graves » contre Serigne Touba, figure centrale du mouridisme, déclenchant une réaction judiciaire immédiate.
Sur auto‑saisine du procureur de Saint‑Louis, la Brigade de recherche a placé Masseck Sarr en garde à vue le 15 avril. Il est poursuivi pour :
Le déclencheur serait une diffusion en direct où il a attaqué verbalement Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, et ses khalifas. Les enquêteurs auraient ensuite découvert dans son téléphone des enregistrements encore plus « abjects » :
« Des audios plus abjects sur le fondateur du mouridisme et ses khalifes ont été extraits du téléphone ».
Selon le quotidien Libération, Masseck Sarr fait l’objet de plaintes et de dénonciations depuis près d’un an. Il a déjà été convoqué à plusieurs reprises par la police et la Section de recherches de Saint‑Louis, puis mis en demeure, sans que cela ne modère son comportement.
Dans un pays où la religion joue un rôle structurant de la cohésion sociale, cette affaire alimente déjà une vive émotion publique. Le parquet devra déterminer si les propos tenus constituent une infraction pénale, tandis que la communauté mouride suit le dossier avec inquiétude.
Ce tournant judiciaire rappelle que la liberté d’expression, lorsqu’elle heurte les croyances profondément ancrées, peut rapidement se transformer en procédure pénale.
La suite du dossier reste à suivre, mais l’affaire Masseck Sarr illustre les tensions croissantes entre parole en ligne et respect des sensibilités religieuses au Sénégal.