Un revirement américain qui relanceles interrogations sur la reprise des négociations Donald Trump a annoncé, via son réseau social, l’annulation du déplacement prévu de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner à Islamabad, capitale du Pakistan, médiateur dans le conflit iranien. Il justifie ce retrait par « trop de travelling, trop de dépenses », affirmation qu’il juge incompatibles avec une offre de paix iranienne jugée « insuffisante ». « Si l’Iran veut parler, il doit simplement appeler », écrit-il, dénonçant aussi une « confusion totale » au sein du leadership iranien.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a quitté Islamabad sans signes de percée, tout en déclarant que son voyage était « très fructueux ». Il précise que « nous n’avons encore pas vu d’indications de la sincérité américaine en matière de diplomatie », et réitère que Téhéran ne cédera pas à des « exigences maximalistes ». Cette stance s’aligne avec un porte‑parole iranien qui affirme que « la partie iranienne n’acceptera aucune offre qui dépasse les limites raisonnables ».
Conflit de version
Donald Trump a ensuite précisé que la suspension du voyage ne signifierait pas un retour aux hostilités, affirmant qu’« on n’a pas encore réfléchi à cela ». En revanche, une source diplomatique iranienne à Islamabad maintient que Téhéran refuse toute « maximalist » exigence américaine.
Depuis le début du mois, les discussions restent bloquées : l’Iran a largementClosed the Strait of Hormuz, voie cruciale pour 20 % du commerce mondial de pétrole, tandis que les sanctions américaines étouffent les exportations iraniennes. Le conflit, déclenché par des frappes américano‑israéliennes du 28 février, continue d’alourdir les prix de l’énergie et de menacer la croissance mondiale.
Le ballon est désormais dans le camp de Téhéran : il doit « appeler » et accepter un cadre diplomatique qui répond à ses exigences.
Les prochaines heures déterminent si la porte reste ouverte ou si les tensions se radoucissent à nouveau.