Warren Buffett a rappelé que Apple reste le pilier de Berkshire Hathaway, même après avoir écoulé plus d’un‑centaine de milliards de dollars de titres l’an dernier.
Depuis 2016, Berkshire détient une position massive dans Apple, qui a atteint à un moment environ 40 % de l’ensemble du portefeuille. À la clôture de 2025, la participation représente entre 22,6 % et 23 % du portefeuille, soit toujours le plus gros placement de la société. Le nombre d’actions détenues a été réduit à 238 212 764, et la valeur de la position s’élève à environ 62 milliards $. Berkshire conserve toutefois plus de 370 milliards $ de liquidités, ce qui lui laisse la capacité d’acheter à nouveau si le cours d’Apple devient « attrayant ».
Au cours d’une interview sur CNBC Squawk Box aux côtés de Stephen Curry, Buffett a admis :
« Je l’ai vendu trop tôt. »
Il a ensuite ajouté, toujours traduit :
« Je suis très heureux qu’Apple soit notre plus grande holding, mais je n’étais pas satisfait qu’elle représente presque tout le reste combiné. »
Le magnat a souligné son admiration pour Tim Cook, le qualifiant de « leader remarquable » qui a « développé Apple comme personne d’autre ne l’aurait pu ». Toutefois, il a précisé que le moment n’est pas favorable pour augmenter la participation :
« Ce n’est pas impossible qu’Apple atteigne un prix où nous en achèterions beaucoup, mais pas dans ce marché. »
Apple a vu son cours reculer de plus de 6 % récemment, en partie à cause d’une stratégie d’intelligence artificielle encore incertaine, même si la société a récemment signé un partenariat avec Google Gemini pour enrichir Siri. Le nouveau PDG de Berkshire, Greg Abel, a réaffirmé dans sa première lettre aux actionnaires que la position Apple restera « limitée en activité » à l’avenir.
La volonté de Buffett de racheter Apple si le prix devient plus bas montre que le géant technologique reste un actif stratégique pour Berkshire, malgré les ventes récentes et les incertitudes du marché. La prochaine évolution dépendra de la capacité d’Apple à transformer son écosystème autour de l’IA et de la réaction du marché aux nouvelles politiques de régulation technologique.
Apple demeure donc le cheval de bataille de Berkshire, prêt à reprendre du terrain lorsque les conditions le permettront.