
Le projet de salle de bal du Bureau Ovale, annoncé comme le plus ambitieux sur le site depuis plus d’un siècle, vient de recevoir un sursis judiciaire qui pourrait laisser la construction se poursuivre jusqu’au 17 avril.
En octobre dernier, le président Donald Trump a fait raser, à la pelle, une aile entière de la Maison-Blanche pour faire place à une salle de bal capable d’accueillir jusqu’à 1 000 personnes lors de réceptions officielles et de dîners diplomatiques. Financé entièrement par des dons privés, le budget du projet a doublé, passant de 200 millions à 400 millions de dollars. Le National Trust for Historic Preservation a alors intenté une action en justice, arguant que l’administration n’avait pas mené les enquêtes publiques requises ni obtenu l’autorisation du Congrès.
Une cour d’appel fédérale du district de Columbia, composée de trois juges, a voté 2 contre 1 pour autoriser le redémarrage temporaire des travaux, tout en imposant plusieurs conditions :
« Le projet pourra se poursuivre sous réserve d’une analyse détaillée des risques pour la sécurité nationale, et d’une éventuelle révision par la Cour suprême. »
Le président Trump, qui cite fréquemment les avancées du chantier lors de ses apparitions publiques, considère ce hall comme un symbole de prestige et de puissance diplomatique. Pour les partisans, il s’agit d’un investissement stratégique ; pour les critiques, d’une dérive coûteuse qui ignore les procédures constitutionnelles.
Alors que les tribunaux scrutent chaque étape, le futur de ce 400 millions de dollars de rénovation reste suspendu entre ambition politique et exigences légales. Le compte à rebours est lancé, et l’histoire de ce projet continue de se dessiner sous les feux de la rampe juridique.