
Le 14 mai 2026, le président américain Donald Trump a franchi le pas historique d’une visite d’État à Pékin, la première depuis le passage de son propre mandat en 2017, sous le regard solennel du président chinois Xi Jinping au Palais du Peuple.
Avant les caméras, Trump a déclaré que les relations sino‑américaines « seront meilleures que jamais » et a promis un « avenir fabuleux » aux deux pays.
« Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux », a affirmé le président américain.
Xi, toutefois, a rappelé le point le plus sensible : Taïwan.
« Si la question de Taïwan est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », a averti le dirigeant chinois, insistant sur le fait que cet enjeu était « la question la plus importante dans les relations sino‑américaines ».
Les deux chefs d’État ont aussi évoqué la guerre en Iran, notamment le détroit d’Ormuz, où la Chine a récemment autorisé le passage de plusieurs de ses navires, et ont convenu de discuter de « garde‑fous » pour l’intelligence artificielle afin d’éviter des cyber‑attaques.
Trump a voyagé entouré de dirigeants du secteur technologique – Elon Musk, les PDG d’Apple et de Nvidia – ainsi que du PDG de Boeing, Kelly Ortberg. Ce dernier a annoncé à Pékin un engagement de ≈ 200 gros avions à acheter, une promesse qui a fait plonger l’action de Boeing de plus de 5 %.
Parmi les autres attentes de Washington figuraient des accords agricoles, un éventuel achat massif d’appareils Boeing et des investissements chinois aux États-Unis. La Chine, de son côté, a réaffirmé son désir d’ouvrir davantage ses marchés aux entreprises américaines, déclarant : « Nous devons être des partenaires, pas des rivaux ».
Les deux puissances, qui se sont livrées à une guerre commerciale acharnée en 2025, ont conclu une trêve en octobre 2025 et espèrent que ce sommet stabilisera les tensions. Le White House n’a pas commenté la question de Taïwan, laissant entendre que Trump s’exprimera « dans les prochains jours » selon le ministre des Finances Scott Bessent.
Alors que les discours de courtoisie laissent entrevoir une coopération renouvelée, le vrai test résidera dans la capacité des deux nations à transformer ces promesses en actions concrètes – et à éviter que les différends sur Taïwan, l’IA ou le commerce ne dégénèrent à nouveau.