Les efforts de médiation s'intensifient pour tenter d'éviter une escalade majeure alors que le président américain Donald Trump a menacé de cibler les infrastructures énergétiques et les ponts en Iran si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert.
Des médiateurs issus du Pakistan, de l'Égypte et de la Turquie tentent de négocier un cessez-le-feu immédiat. Le plan, parfois désigné sous le nom d'« Accord d'Islamabad », prévoit une suspension des hostilités suivie d'une période de négociations de 15 à 20 jours visant un règlement complet, incluant potentiellement des garanties sur le programme nucléaire iranien contre une levée des sanctions.
Les autorités iraniennes ont confirmé avoir reçu ces propositions via des intermédiaires, mais leur position reste ferme :
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que Téhéran avait répondu en privé, affirmant que les négociations de paix sont « incompatibles avec les ultimatums et les menaces de commettre des crimes de guerre ». Il a ajouté qu'un cessez-le-feu, perçu comme une pause permettant à l'adversaire de se regrouper, ne serait pas accepté sans garanties contre une reprise des hostilités.
Le conflit, qui dure depuis cinq semaines, a déjà causé des pertes humaines significatives et des dégâts matériels importants. Des explosions ont été rapportées dans les complexes pétrochimiques de South Pars et de Mahshahr, l'Israël ayant revendiqué ces frappes par la voix de son ministre de la Défense, Israel Katz. Parallèlement, le bilan humain s'alourdit, avec des victimes confirmées à Haïfa en Israël et à Beyrouth au Liban.
Les sources diplomatiques divergent toutefois sur l'état d'avancement des discussions :
Alors que certains rapports évoquent une proposition de cessez-le-feu de 45 jours, des sources au sein du gouvernement iranien ont déclaré à Reuters que Téhéran ne rouvrirait pas le détroit d'Ormuz dans le cadre d'un accord temporaire, jugeant les propositions actuelles « extrêmement ambitieuses, inhabituelles et illogiques ».
Dans ce climat d'incertitude, les marchés pétroliers ont montré une légère volatilité, les prix du baril de Brent ayant fluctué en fonction des espoirs de désescalade. Le monde attend désormais de voir si ces contacts indirects permettront d'éviter le recours aux menaces extrêmes proférées contre les infrastructures civiles.