
Une vague de décisions progressistes s’est manifestée simultanément en Europe et en Amérique latine, où des dirigeants clés cherchent à redessiner leurs alliances et leurs stratégies énergétiques.
Le samedi 18 février, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a accueilli à Barcelone plus d’une douzaine de chefs d’État et de hauts responsables autour du Forum « Démocratie toujours », initiative née au Chili sous l’impulsion du président Gabriel Boric. Au cœur du dialogue, Luiz Inácio Lula da Silva du Brésil, Claudia Sheinbaum du Mexique, ainsi que les dirigeants de la Colombie, de l’Uruguay, de l’Afrique du Sud, de l’Irlande et du Conseil européen, ont confirmé leur présence.
« Nous défendrons les principes et les valeurs de la démocratie, du multilatéralisme et du respect de l’ordre international fondé sur des règles », a déclaré le gouvernement espagnol.
Les trois axes de la discussion – renforcement des institutions multilatérales, lutte contre la désinformation et réduction de l’extrémisme – visent à contrer la montée de la droite et de l’extrême‑droite en Occident. Cette rencontre s’inscrit dans une série d’efforts diplomatiques de Sánchez, notamment un sommet bilatéral Espagne‑Brésil la veille, qui marque une première avec un partenaire latino‑américain de ce type.
Le même jour, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a présenté à la Casa de Palacio un comité académique chargé d’évaluer la viabilité du fracking sur le sol national. Composé d’une douzaine d’experts issus de l’UNAM, de l’UAM, de l’IPN et de l’Institut mexicain du pétrole, le groupe devra rendre son premier rapport dans deux mois.
« Nous impliquons les meilleurs scientifiques du pays pour vérifier si les nouvelles technologies rendent le fracking moins nocif », a affirmé Sheinbaum.
Le gouvernement souligne que le Mexique consomme ≈ 9 000 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour, dont seulement 2 300 proviennent de Pemex ; le reste dépend des importations, principalement des États‑Unis. Malgré les critiques de l’Alliance mexicaine contre le fracking, les autorités affirment que la technique, encadrée par des critères environnementaux stricts, est la meilleure option pour assurer la souveraineté énergétique.
Ces initiatives illustrent un tournant où la coopération internationale et les enjeux énergétiques redéfinissent les priorités des gouvernements progressistes. Le monde attend de voir si ces projets traduiront leurs ambitions en actions concrètes.