
Une vague de licenciements secoue le Pentagone : le secrétaire de la Marine, John Phelan, a été renvoyé, quelques semaines seulement après que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ait mis fin aux fonctions du chef d’État‑Major de l’armée, Randy George.
Le départ de Phelan a été annoncé dans un communiqué officiel qui précise qu’il « quitte l’administration avec effet immédiat », sans préciser de motif. Des journalistes de Reuters et du New York Times confirment qu’il s’agit d’une destitution, et non d’une démission volontaire. Nommé par la Maison Blanche, Phelan était à la tête du projet ambitieux de la Flotte Dorée, destiné à moderniser la marine avec, entre autres, un nouveau cuirassé de la « classe Trump ».
Les tensions remontaient depuis des mois : le numéro deux du Pentagone, Stephen Feinberg, aurait retiré à Phelan des responsabilités clés du programme, tandis que le sous‑secrétaire de la Marine, Hung Cao, aurait montré une plus grande proximité avec Hegseth. Le porte‑parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré :
« Au nom du secrétaire de la Guerre et du sous‑secrétaire de la Guerre, nous remercions le secrétaire Phelan pour son service au Département et à la Marine des États‑Unis. Nous lui souhaitons le meilleur dans ses projets futurs. »
Cette décision s’inscrit dans une série de changements de haut niveau, incluant l’éviction l’an passé du précédent président du Comité des chefs d’état‑major, le général de l’Armée de l’air C.Q. Brown, ainsi que le chef des opérations navales et le vice‑chef de l’état‑major de l’Armée de l’air.
Sur le plan géopolitique, les États‑Unis poursuivent une « trêve tendue » avec l’Iran tout en déployant davantage de forces navales au Moyen‑Orient, dans le cadre d’un blocus visant à pousser Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz. L’économie intérieure ressent déjà les effets : le prix de l’essence dépasse 4 $ le gallon et l’inflation de mars atteint son niveau le plus élevé depuis deux ans, contribuant à une chute continue de la popularité du président Donald Trump.
Alors que le Pentagone cherche à stabiliser son leadership, l’avenir du programme Flotte Dorée et la capacité des États‑Unis à gérer simultanément conflit au Moyen‑Orient et pressions économiques restent incertains.
Ce bouleversement pourrait bien redessiner la stratégie militaire américaine dans les mois à venir.