
Des dizaines de bateaux — plus d’une centaine de militants — ont vu leurs espoirs de briser le blocus de Gaza anéantis au large de la Crète, sous le feu d’une opération de la marine israélienne qui suscite de vives critiques internationales.
La « flottille mondiale Sumud », lancée en avril 2026, rassemblait plus de 50 embarcations parti‑elles de Marseille, Barcelone et Syracuse. Selon les organisateurs, environ 175 militants provenant de plus de 20 pays naviguaient pacifiquement vers la bande de Gaza lorsque des vedettes de guerre israéliennes les ont encerclées en eaux internationales. Les forces israéliennes auraient pointé des lasers et brandi des armes d’assaut semi‑automatiques, ordonnant aux participants de se mettre à quatre pattes.
« Nos bateaux ont été abordés par des vedettes militaires israéliennes qui ont menacé de nous enlever et d’utiliser la violence », indique le communiqué de la flottille.
Les sources diffèrent quant à l’ampleur de la saisie :
Aucun des deux rapports n’a été confirmé officiellement par les autorités israéliennes, laissant le décompte exact incertain.
Cette interception fait suite à deux précédentes tentatives de la même flottille à l’été et à l’automne 2025, lorsqu’une cinquantaine de bateaux avaient également été stoppés au large de l’Égypte et de Gaza. À chaque fois, les organisateurs et Amnesty International ont qualifié l’action israélienne d’illégale, déclenchant des condamnations au sein de la communauté internationale.
Parmi les militants arrêtés, des ressortissants français et luxembourgeois, dont le photographe italien Ermenegildo Molinari, ont été détournés vers Israël, puis expulsés. L’incident ravive le débat sur la légalité du blocus imposé à Gaza depuis 2007 et sur le droit de la mer à naviguer librement dans les eaux internationales.
Alors que la guerre entre Israël et le Hamas se poursuit, la flottille Sumud illustre la persistance d’une lutte humanitaire qui, malgré les interdictions, refuse de se laisser étouffer. La scène méditerranéenne reste un théâtre où les enjeux géopolitiques et humanitaires se heurtent encore une fois.