En pleine campagne électorale, Donald Trump transforme la diplomatie américaine en campagne de propagande à l’étranger.
Depuis son retour à la Maison‑Blanche, Donald Trump exploite ses réseaux sociaux, ses meetings et le CPAC pour soutenir des dirigeants qui partagent ses positions. En Hongrie, il a publié « Hungary: GET OUT AND VOTE FOR VIKTOR ORBÁN » et a promis que son administration mobiliserait « le full Economic Might of the United States » pour aider le pays si Viktor Orbán l’emporte le 12 avril. > « J’adore choisir les gagnants », a déclaré le président, soulignant que les chefs d’État étrangers sollicitent désormais son aval. Son soutien s’est étendu à l’Argentine, où il a menacé de retirer un $20 billion d’aide financière si le président Javier Milei ne remportait pas les législatives, et a même accordé une grâce à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández après la victoire de son parti. En Pologne, la secrétaire Kristi Noem a invité les électeurs à choisir le candidat conservateur Karol Nawrocki, suggérant que l’avenir de la présence militaire américaine dépendait du résultat. Même le secrétaire d’État Marco Rubio, autrefois critique de l’« érosion démocratique » sous Orbán, a fini par l’endosser publiquement, rappelant que la politique étrangère devient un outil de « Trump‑ism » au service de ses alliés.
En définitive, le résultat du vote hongrois sera le premier test public de la capacité de Trump à convertir son pouvoir domestique en succès électoraux étrangers. > « Il ne fait que amplifier ce qu’il a toujours fait : choisir les vainqueurs, » résume un analyste du Council on Foreign Relations.