Le jour où le président Donald Trump a annoncé un cessez‑le‑feu de deux semaines entre les États‑Unis et l’Iran a d’abord fait bondir les marchés : le brut Brent est tombé à 94,74 $ et les cours boursiers ont grimpé, tandis que les porte‑voix des deux camps célébraient une « victoire ».
Le pacte, négocié sous l’égide du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, prévoit la suspension des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran pendant qu’il réouvre le détroit d’Hormuz, passage utilisé par près de 20 % du pétrole mondial. L’Iran a remis à Washington un plan de dix points, publié par l’agence Mehr, qui inclut le contrôle du détroit, l’acceptation de son programme d’enrichissement, le retrait complet des troupes américaines, la levée des sanctions et la compensation de dommages.
Le secrétaire d’État irakien, Seyed Abbas Araghchi, a remercié le Pakistan et déclaré : « Si les attaques contre l’Iran cessent, nos forces armées mettront fin à leurs opérations défensives. » Le même jour, la journaliste américaine Shelly Kittleson, retenue par le groupe irakien Kataib Hezbollah, a été libérée grâce à une opération conjointe des services américains et irakiens.
À Tel‑Aviv, le premier ministre Benjamin Netanyahou a confirmé le soutien israélien au suspendu des frappes contre l’Iran, mais a souligné que le cessez‑le‑feu n’inclut pas le Liban. Le Hezbollah, quant à lui, affirme que l’accord couvre le Liban et avertit d’une riposte si Israël ne respecte pas les termes.
Source 1 indique que le cessez‑le‑feu couvre le Liban, tandis que Source 2 précise que les autorités israéliennes excluent le Liban du dispositif. Les deux parties n’ont pas encore clarifié cette divergence.
Les dirigeants de l’opposition israélienne, notamment Yair Lapid, ont dénoncé le « désastre politique » du cessez‑le‑feu, arguant que les forces de défense ne pourront plus neutraliser le Hezbollah, menace jugée « première défaillance éthique, morale et sécuritaire ».
Alors que les marchés se calment, la région reste suspendue entre l’espoir d’une désescalade et la crainte d’un nouveau rebond des hostilités. Le monde attend de voir si les deux semaines de trêve seront suffisantes pour transformer ces promesses en paix durable.