
Les menaces de Donald Trump de « prendre le contrôle » de Cuba ont fait surface lors d’une allocution à Palm Beach, déclenchant une réaction virulente de La Havane qui a qualifié ces propos d’« escalade dangereuse et sans précédent ».
Le président américain a déclaré que les États‑Unis pourraient « prendre le contrôle de Cuba presque immédiatement », ajoutant qu’il pouvait « envoyer le porte‑avions USS Abraham Lincoln » à proximité de l’île, à « une centaine de mètres », après la fin de l’opération contre l’Iran. Cette prise de parole a eu lieu quelques heures après la signature d’un exécutif order renforçant les sanctions contre Cuba, qui prévoit le gel de tous les biens et intérêts des personnes ciblées sur le territoire américain et interdit tout transfert ou paiement.
« Le président des États‑Unis intensifie ses menaces d’agression militaire contre Cuba à un niveau dangereux et inédit. » – Miguel Díaz‑Canel, publication sur X
Le chef d’État cubain a immédiatement condamné les propos de Trump, les qualifiant de « drastic criminal act » et appelant la communauté internationale à se prononcer contre ce qu’il décrit comme une tentative de domination par un petit groupe riche. Il a rappelé que « nul agresseur, aussi puissant soit‑il, ne trouvera la reddition à Cuba ».
Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a qualifié la menace américaine de « claire et directe » et a souligné que l’hostilité était à son plus haut niveau, tout en rappelant le large soutien populaire à la Révolution montré lors des célébrations du 1er mai. Il a dénoncé les nouvelles sanctions comme des mesures coercitives unilatérales, extraterritoriales et contraires à la Charte des Nations Unies, les qualifiant de punition collective du peuple cubain.
« Ces mesures sont extraterritoriales et violent la Charte des Nations Unies. » – Bruno Rodríguez, X
L’escalade rhétorique vient s’ajouter à des décennies de tensions entre Washington et La Havane, où le blocus américain et les sanctions économiques ont longtemps façonné les relations bilatérales. La réponse ferme de Cuba indique que, malgré son isolement, le régime reste résolu à défendre sa souveraineté, tandis que le monde observe avec inquiétude l’intensification d’un discours qui pourrait précipiter de nouvelles crises dans la région.
Les prochains jours détermineront si ces menaces resteront au stade de la rhétorique ou se traduiront par des actions concrètes.