Alorsque les frappes américaines contre l’Iran s’intensifient, les menaces de Donald Trump de frapper « tout ce qui reste » suscitent une vague de rétorsions iraniennes aux conséquences mondiales incertaines. Le président a partagé des images du bombardement du nouveau pont B1 entre Téhéran et Karaj, annonçant que les ponts seront les prochaines cibles avant les centrales électriques : « Notre military, le plus grand et le plus puissant (par far!) partout dans le monde, n’a même pas encore commencé à détruire ce qui reste de l’Iran. Bridges next, then Electric Power Plants ! ». Cette rhétorique inquiète les observateurs, surtout depuis qu’une lettre signée par plus de 100 experts en droit international a dénoncé que « les actions américaines soulèvent de graves préoccupations concernant le respect du droit humanitaire et des droits humains, pouvant constituer des crimes de guerre ». ### Réponses iraniennes et impact régional En réponse, le Corps des gardiens de la Révolution a juré de frapper « tous les actifs du régime israélien et des États‑Unis en matière de carburant, d’énergie, de centres économiques et de centrales électriques à travers la région ». L’Iran a notamment frappé une usine de dessalement et d’électricité au Koweït, causant des dégâts matériels, et a revendiqué la destruction d’un avion de chasse F‑35 américain au-dessus du centre du pays. « Attaquer des structures civiles, y compris des ponts inachevés, ne contraint pas les Iraniens à céder », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi.
Le blocage du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour près de 20 % du commerce mondial d’or noir, a entraîné une hausse de 11 % des prix du pétrole en une journée. Malgré tout, des navires de la compagnie française CMA CGM et du japonais Mitsui OSK Lines ont pu transiter, montrant une possible ouverture limitée. Parallèlement, le Conseil de sécurité des Nations Unies doit voter une résolution bahreïnie pour protéger la navigation, mais la Chine a declared que « toute action militaire légitimerait l’usage illicite et indiscriminé de la force, ce qui entraînerait une escalade grave ».
« Toute action militaire légitimerait « l’usage illicite et indiscriminé de la force », a affirmé l’ambassadeur chinois Fu Cong devant le Conseil de sécurité.
Le monde retient son souffle : la prochaine escalade pourrait transformer ce conflit régional en crise globale.