
Le gala annuel des correspondants de la Maison‑Blanche, qui devait se dérouler le 25 avril 2026 dans le hall du Hilton Washington, a été brutalement interrompu par une fusillade qui a plongé les plus de cent convives dans la panique.
Vers 20 h 36, un homme armé a franchi le point de contrôle de sécurité situé juste à l’extérieur de la salle de bal. Des témoins ont entendu cinq coups de feu tandis que le président Donald Trump, sa femme Melania et le vice‑président JD Vance étaient déjà sur scène. Les agents du Secret Service ont immédiatement évacué le président et les invités, qui se sont réfugiés sous les tables. Un officier du Service Secret a été touché au gilet pare‑balles mais reste en vie. Aucun autre participant n’a été blessé.
Le tireur a été maîtrisé à l’intérieur du hall par un agent du Secret Service et placé en détention. Selon le chef par intérim du Metropolitan Police Department, Jeffery Carroll, il était armé d’un fusil de chasse, d’un pistolet et de plusieurs couteaux.
Les autorités ont rapidement identifié l’homme comme Cole Tomas Allen, 31 ans, résident de Torrance, en Californie. Son profil LinkedIn le décrit comme ingénieur mécanique, développeur de jeux vidéo et enseignant, diplômé de Caltech (licence 2017) et de l’Université d’État de Californie à Dominguez Hills (master 2025). Il travaillait pour l’organisme de préparation aux études C2 Education et avait reçu le titre de « Professeur du mois » en décembre 2024. Aucun lien politique avéré n’a été établi, hormis un petit don de 25 $ à ActBlue en octobre 2024.
Il fait face à deux chefs d’accusation : usage d’une arme à feu lors d’un crime violent et agression d’un agent fédéral avec une arme dangereuse. D’autres chefs d’accusation pourraient être ajoutés au fur et à mesure de l’enquête. Il doit comparaître devant un tribunal fédéral lundi.
« C’est un loup solitaire, un malade, un assassin en puissance », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, qualifiant le suspect de « malade » et insistant sur la rapidité d’intervention des services de sécurité.
Le tir a relancé le débat sur la sécurité des grands événements à Washington. Bien que le Hilton ne soit pas considéré comme une structure hautement sécurisée, les autorités ont souligné que le point de contrôle avait fonctionné, empêchant le tireur d’atteindre la salle de bal. Le FBI et le Secret Service examinent les vidéos de surveillance pour déterminer comment les armes ont pu franchir les contrôles.
Cette tentative d’attentat, la première visée directement contre un président en exercice depuis l’assassinat manqué de Ronald Reagan en 1981, rappelle la vulnérabilité persistante des dirigeants américains. Les investigations sont en cours, mais le message est clair : la vigilance doit rester maximale, même lors de soirées censées être festives.