
Depuis le 30 avril 2026, Dubaï a levé le voile sur une mesure d’urgence : interdiction de tout voyage pour les Émiratis vers l’Iran, l’Irak et le Liban, avec l’injonction de rentrer immédiatement pour ceux déjà sur place.
Les autorités émiraties invoquent une « instabilité croissante » dans le Levant, où les tensions entre Iran, Israël, les groupes soutenus par Téhéran au Liban et en Irak, ainsi que les frictions persistantes autour du détroit d’Ormuz, menacent la sécurité des ressortissants. Le ministère des Affaires étrangères rappelle que le Moyen‑Orient est « au cœur d’une crise multiforme », soulignant les récents échanges de menaces entre Washington et Téhéran et les attaques signalées en Israël et au Liban.
Le communiqué officiel précise que :
« Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que le dispositif visait à assurer la sécurité des citoyens à l’étranger et à surveiller leur bien‑être face aux développements régionaux actuels. »
Tous les Émiratis présents dans les trois pays doivent contacter la ligne d’urgence +971 800 44444 et organiser leur retour sans délai. Le gouvernement précise que tout futur déplacement vers ces destinations est désormais interdit jusqu’à nouvel ordre.
Source 2 indique que l’interdiction coïncide avec la sortie des Émirats de l’OPEP le même jour, alors que les autres sources (1, 3, 4, 5) ne mentionnent aucune décision concernant l’OPEP.
Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur un éventuel retrait de l’OPEP, laissant la question en suspens.
En somme, Dubaï mise sur la prévention : le gouvernement émirati préfère restreindre les déplacements de ses ressortissants tant que les hostilités et les incertitudes géopolitiques demeurent. La prochaine évolution dépendra de la capacité des acteurs régionaux à désamorcer les tensions qui alimentent ce climat d’incertitude.