Une explosion de missilesiraniens sur le Golfe a immédiatement remis le groupe BRICS sous les projecteurs, révélant une fracture inattendue au cœur de cette alliance émergente.
Le 238 missiles et 1 422 drones lancés par l’Iran contre les Émirats arabes unis la semaine dernière ont marqué la première fois qu’un membres du BRICS attaque ouvertement un autre. Cette frappe a plongé le bloc, autrefois présenté comme contre‑poids au G7, dans une crise de légitimité : les membres fondateurs – Brésil, Russie, Inde et Chine – ainsi que les nouveaux entrants (dont l’Iran et les Émirats) se retrouvent divisés sur une même question de sécurité.
L’Inde, présidente en exercice du BRICS et hôte du sommet annuel, a choisi de ne pas condamner les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, restant même silencieuse lorsqu’un sous-marin américain a coulé un navire iranien dans l’océan Indien. Pendant ce temps, la Russie et la Chine ont critiqué les États‑Unis et Israël, mais ont aussi dénoncé les représailles iraniennes, créant une double standard qui alimente le débat.
« CLIQUEZ ICI to read more data in TAB outside of paywall » a été ignoré, mais les déclarations des experts restent claires :
« The Iran war and the Board of Peace memberships have “split the BRICS right in half,” » a déclaré le professeur Patrick Bond.
« BRICS is a “paper tiger” », a ajouté Ofentse Davhie, soulignant l’incapacité du groupe à coordonner une action militaire ou économique cohérente.
En réponse, Nomvula Mokonyane, cadre de l’ANC sud-africain, a déclaré :
« BRICS must have meaning », appelant à une réaction rapide.
L’Afrique du Sud, longtemps fidèle à l’Iran, a exprimé sa condamnation des attaques iraniennes tout en critiquant la riposte iranienne, invoquant une violation de la Charte de l’ONU. Le président Cyril Ramaphosa a demandé le retrait des navires iraniens de l’exercice naval organisé par la Chine, sans succès, et a ordonné une enquête.
L’absence de déclaration officielle du BRICS après huit jours de conflit souligne son impuissance à unifier ses membres.
L’incertitude persiste : le futur du bloc dépendra de sa capacité à transformer ces tensions en coopération concrète.