
Les infirmières et infirmiers de la Colombie‑Britannique se rapprochent d’une action de grève, après que l’arbitrage d’un bénéfice clé a fait basculer les négociations dans l’impasse.
Le Syndicat des infirmières et infirmiers de la C.-B. et l’Association des employeurs de la santé (HEA) dialoguent depuis plus de huit mois. Le dernier accord de travail a expiré le mois dernier, laissant les deux parties à la table des négociations. Le point de rupture est venu d’une décision de l’arbitre Vince Ready, qui a limité le remboursement de la massothérapie à 1 400 $ à partir de 2027, avec une nouvelle réduction prévue l’année suivante. Le syndicat considère cette mesure comme l’un des nombreux obstacles qui justifient la préparation d’un vote de grève.
« Nous avons rencontré assidûment l’employeur pendant les huit derniers mois. C’est frustrant, et nos membres placent le maintien voire l’amélioration des avantages en première priorité, tout en insistant sur l’équité d’accès aux fonds mandatés », a déclaré Adriane Gear, présidente du syndicat.
L’HEA affirme rester ouverte à la discussion, tandis que la ministre de la Santé de la province a exprimé sa confiance que les deux parties parviendront à un accord, rappelant que les soins de santé constituent un service essentiel et que toute action syndicale serait « limitée ».
Le vote de grève envisagé met en jeu la continuité des services hospitaliers et cliniques dans toute la province. Si les infirmières et infirmiers décident de se mettre en grève, les autorités devront mettre en place des mesures d’urgence pour assurer les soins vitaux. Le débat porte également sur la répartition des fonds publics destinés aux bénéfices, un sujet sensible pour les travailleurs de la santé qui réclament davantage d’équité.
Le calendrier reste incertain, mais la tension croît à mesure que la date possible du vote approche, laissant la population de la Colombie‑Britannique en alerte quant à l’éventuel impact sur l’accès aux soins.