
Une fusillade soudaine a éclaté mardi 7 avril devant le consulat israélien d’Istanbul, transformant le quartier d’affaires de Levent en scène de panique et de tirs nourris.
Vers 12 h 15 (heure locale), trois hommes armés de fusils longs, vêtus de tenues de camouflage et portant des sacs à dos, sont arrivés en voiture de location depuis la province d’Izmit. Ils ont ouvert le feu sur les policiers postés devant le bâtiment, qui était alors vide après l’évacuation des diplomates israéliens depuis les attentats du 7 octobre 2023.
Les forces de l’ordre ont riposté, tuant l’un des assaillants – identifié comme Yunus E. S., « lié à une organisation terroriste qui instrumentalise la religion ». Les deux autres suspects, des frères, ont été blessés et sont actuellement interrogés. Deux policiers ont été légèrement blessés, l’un à l’oreille et l’autre à la jambe.
Certaines sources rapportaient initialement que deux assaillants avaient été abattus, mais le gouverneur provincial Davut Gül a confirmé qu’un seul était mort.
Le ministre de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a souligné le caractère religieux‑instrumentalisé de l’organisation à laquelle appartenait le tueur. Le ministre de la Justice, Akin Gürlek, a annoncé l’ouverture d’une enquête par le parquet d’Istanbul, avec trois procureurs désignés.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié l’incident d’« attaque odieuse » et a juré de « combattre toutes les formes de terrorisme ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a salué la réaction rapide des forces turques, tandis que l’ambassadeur américain à Ankara, Tom Barrack, a condamné fermement l’assaut.
Ces événements rappellent les violences de décembre 2023 à Yalova, où trois policiers et six suspects affiliés à l’État islamique avaient été tués, et soulignent la persistance d’une menace terroriste dans la région.
L’enquête se poursuit, mais la ville d’Istanbul se souvient déjà de la fragilité de sa sécurité même dans ses quartiers les plus modernes.