
Le scandale qui secoue le gouvernement britannique a éclaté après que Sir Keir Starmer a découvert, lors d’un sommet à Paris sur la crise iranienne, que Lord Peter Mandelson avait reçu l’ambassade aux États‑Unis malgré le refus de la procédure de sécurité.
Le service spécialisé UK Security Vetting avait recommandé de ne pas accorder le « developed vetting » à Mandelson, invoquant des risques financiers, personnels et réputationnels liés à ses liens avec le financier Jeffrey Epstein. Le Foreign Office a tout de même autorisé la nomination, arguant d’une nécessité diplomatique.
« Ce que je n’ai pas été informé, c’est que Peter Mandelson avait échoué à la vérification de sécurité, alors que je déclarais au Parlement que la procédure était respectée », a déclaré Sir Keir Starmer.
Le Premier ministre a qualifié la situation d’« indigne » et d’« absolument furieux », promettant de présenter « tous les faits pertinents » aux députés.
Dans la nuit du jeudi, Sir Olly Robbins, le plus haut fonctionnaire du Foreign Office, a été relevé de ses fonctions, les dirigeants du gouvernement perdant confiance en lui. Le secrétaire de cabinet Darren Jones a indiqué que le Premier ministre n’a pas reçu les documents de vetting, car ils sont normalement réservés à un cercle restreint.
« Il est stupéfiant que le ministère des Affaires étrangères ait pu ignorer la recommandation du service de sécurité, et que ni le Premier ministre, ni le secrétaire d’État, n’aient été informés », a affirmé Darren Jones.
Les chefs de l’opposition – Kemi Badenoch, Sir Ed Davey, les dirigeants du SNP, des Verts et de Reform UK – exigent la démission de Starmer, le qualifiant de mensonge au Parlement. Le parti travailliste, déjà fragilisé par la chute de ses sondages depuis les élections de 2024, fait face à des appels à la démission de son chef.
Certains commentateurs doutent que Sir Olly Robbins ait réellement reçu le rapport complet de recommandation, suggérant qu’il n’aurait vu que les points de risque les plus spécifiques.
Le scandale Mandelson, déjà entaché par les révélations sur ses contacts avec Epstein, pourrait bien devenir le point de bascule de la première année de Starmer à Downing Street, alors que les élections locales et régionales approchent.
Le pays attend maintenant la réponse du Parlement et la possible mise en cause du Premier ministre.