
Le président Donald Trump a vu son ultimatum de 48 heures à l’Iran – d’ouvrir le détroit d’Ormuz sous peine d’« éradiquer une civilisation entière » – arriver à expiration, tandis que le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a proposé une sortie de crise en demandant un report de deux semaines.
Dans un message publié sur X, Sharif a déclaré :
« Pour permettre à la diplomatie de suivre son cours, je demande instamment au président Trump de prolonger l’échéance de deux semaines. »
Il a simultanément appelé l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz pendant la même période, en geste de bonne volonté, et a exhorté toutes les parties à observer un cessez‑le‑feu généralisé. La Pakistan se présente ainsi comme canal de transmission entre Washington et Téhéran, rôle confirmé par la Maison Blanche, qui a indiqué que le président était « mis au courant » de la proposition pakistanaise. L’Égypte, selon certaines sources, joue également un rôle d’intermédiaire.
Le détroit d’Ormuz, voie traversée par près de 20 % du pétrole mondial, est resté bloqué jusqu’à l’annonce de la trêve. Deux navires – l’un grec, l’autre sous pavillon libérien – ont pu le franchir, tandis que l’Organisation maritime internationale élabore un mécanisme de sécurité pour le passage quotidien limité.
Les marchés ont rapidement réagi : les cours du pétrole (WTI et Brent) sont retombés sous 100 $ le baril, le gaz européen a chuté de 20 %, et les bourses de Paris (+4,06 %) et Francfort (+4,69 %) ont enregistré une hausse notable.
« Une victoire totale et complète, 100 % », a affirmé Donald Trump à l’AFP.
Le Conseil suprême de sécurité iranien a déclaré que l’Iran « avait remporté une grande victoire », tout en précisant que la trêve ne signifiait pas la fin de la guerre.
Les négociations, prévues initialement pour deux semaines, pourraient être prolongées « en accord avec les deux parties », selon les autorités iraniennes. Pendant ce temps, des attaques récentes ont touché le Koweït, les Émirats arabes unis et le Liban, rappelant la fragilité du cessez‑le‑feu.
Le prolongement demandé par le Pakistan pourrait offrir à Trump le visage d’une diplomatie patiente, tout en laissant l’avenir du détroit d’Ormuz et la stabilité régionale en suspens.