
Un hantavirus rare, de souche des Andes, a déclenché une alerte sanitaire internationale après avoir infecté des passagers du paquebot MV Hondius, parti le 1 avril d’Ushuaïa (Argentine) en direction du Cap‑Vert. Trois décès – un couple néerlandais et une passagère allemande – ont déjà été confirmés, et plusieurs pays luttent pour contenir la propagation.
Le virus, transmis par les rongeurs, peut provoquer un syndrome respiratoire aigu et ne bénéficie d’aucun vaccin ni traitement spécifique. La souche des Andes est la seule connue capable de transmission interhumaine, ce qui alarme les autorités sanitaires. À ce jour, 8 cas ont été signalés : 5 confirmés (dont les deux Britanniques évacués, l’un hospitalisé aux Pays‑Bas et l’autre en soins intensifs en Afrique du Sud) et 3 suspects. Trois passagers ont succombé, tandis que d’autres patients restent sous surveillance aux Pays‑Bas, en Suisse, en Allemagne et en Afrique du Sud.
« Ce n’est pas le début d’une épidémie ni d’une pandémie », a déclaré Maria Van Kerkhove, directrice du département de prévention de l’OMS à Genève.
L’OMS a informé 12 pays dont des ressortissants ont débarqué à Saint‑Hélène – parmi eux le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays‑Bas, la Nouvelle‑Zélande, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume‑Uni et les États‑Unis – et a annoncé l’envoi de 2500 kits de diagnostic depuis l’Argentine vers les laboratoires de 5 pays. Le président américain a qualifié la situation de « largement sous contrôle », tandis que les autorités locales insistent sur la nécessité de maintenir les mesures de santé publique et la solidarité internationale.
L’enquête continue pour identifier l’origine exacte du foyer, les autorités argentines déclarant qu’elle reste non confirmée malgré le traçage du premier patient décédé le 6 avril. Alors que le navire prévoit d’évacuer 150 passagers et membres d’équipage la semaine prochaine, les gouvernements surveillent de près les cas potentiels, notamment sur l’île isolée de Tristan da Cunha où un Britannique est suspecté d’infection.
Le défi reste de contenir ce virus peu contagieux mais potentiellement mortel, avant qu’il ne se propage davantage.