
Le ancien directeur du FBI, James Comey, a de nouveau été mis en examen par le Département de la Justice, cette fois‑ci pour une photo de coquillages publiée en 2025 qui aurait constitué une menace contre le président Donald Trump.
Le grand jury fédéral du district Est de la Caroline du Nord a rendu un acte d’accusation de trois pages. Deux chefs d’accusation sont retenus : un pour « menace directe au président » et un pour « transmission d’une menace à travers les frontières d’État ». Selon une seconde source, les accusations sont décrites comme « deux chefs de délit de menace à la vie du président, passibles de jusqu’à dix ans de prison ».
« Je suis innocent, je n’ai pas peur et je crois toujours en une justice fédérale indépendante », a déclaré Comey dans une vidéo publiée le même jour.
Les coquillages formaient les chiffres 86 47 sur une plage. Le chiffre 86 est parfois utilisé comme argot signifiant « éliminer », tandis que 47 correspond au numéro d’ordre du président. Comey affirme n’avoir fait qu’observer la formation et ne l’avoir pas créée, expliquant qu’il ne savait pas que « 86 » pouvait être interprété comme violent.
L’avocat général par intérim Todd Blanche a indiqué que le texte de la loi interdit toute menace contre le président, mais n’a pas détaillé les preuves de l’intention de nuire. Il a également rappelé que le tribunal devra établir que l’accusé « savait ou aurait dû savoir » que son geste pouvait être perçu comme une menace.
Le cas s’inscrit dans une série d’actions judiciaires menées par l’administration Trump contre ses opposants, rappelant une précédente inculpation de Comey en Virginie pour faux témoignage, rejetée par un juge pour irrégularités procédurales. Les experts juridiques soulignent la difficulté de prouver l’intention criminelle à partir d’un simple post Instagram, rappelant la décision de la Cour suprême de 2023 qui exige une compréhension subjective de la menace.
Conflit : Source 1 décrit les chefs d’accusation comme « menace au président » et « transmission de menace à l’échelle inter‑étatique », tandis que Source 2 les qualifie de « menace à la vie du président, avec peine maximale de dix ans ». Les deux versions restent non confirmées quant aux libellés exacts.
L’affaire, désormais confiée à la juge Louise Flanagan, promet de tester les limites entre liberté d’expression et sécurité présidentielle, tandis que Comey affirme que la justice américaine finira par « restaurer les valeurs ».
Le verdict qui suivra pourrait redéfinir le seuil juridique des menaces en ligne.