Une double vague de scandales et de nouveaux défis secoue le Congrès américain, bouleversant la majorité républicaine et ouvrant la voie à une candidature inattendue.
Le représentant démocrate Eric Swalwell (Calif.) et le représentant républicain Tony Gonzales (Tex.) ont présenté leur démission mardi, mettant fin à deux enquêtes d’éthique liées à des accusations de harcèlement sexuel.
Swalwell, qui menait la course au poste de gouverneur californien, a nié les accusations d’agression, qualifiant les allégations de « coup monté politique ». Son avocat a déclaré :
« Ces accusations sont fausses, fabriquées et profondément offensantes. »
De son côté, Gonzales a admis une relation inappropriée avec une ancienne assistante décédée et a reconnu l’envoi de messages explicites à d’autres employées. Il a annoncé son retrait avant le vote d’expulsion prévu.
Les deux démissions font basculer la majorité républicaine à 217 sièges contre 213 pour les démocrates, après l’entrée en fonction du nouveau représentant géorgien Clay Fuller. Le gouverneur californien Gavin Newsom a déjà programmé une élection spéciale le 18 août pour le 14ᵉ district, tandis que le Texas attend encore la décision du gouverneur Greg Abbott concernant le district de Gonzales.
Le même jour, Olivia Troye, ancienne conseillère du vice‑président Mike Pence, a annoncé sa candidature au Congrès en tant que démocrate dans le nouveau 7ᵉ district de Virginie, qui dépend d’un référendum sur le redécoupage prévu le 21 avril.
Troye, d’origine mexicaine et issue d’une famille ouvrière, a rompu avec le GOP en 2020, soutenant Joe Biden et dénonçant Donald Trump. Dans sa vidéo de lancement, elle a déclaré :
« Le mal que j’ai vu à la Maison-Blanche était stupéfiant. En 2020, j’ai enfin dit « assez ». »
Le district, surnommé « lobster claw » par les républicains, s’étend des banlieues de Washington à la région de Richmond et penche fortement à gauche, ayant voté +8 % pour la candidate présidentielle démocrate Kamala Harris en 2024. Si le référendum passe, les démocrates pourraient gagner quatre sièges supplémentaires, portant leur représentation à 10 sur 11 dans l’État.
Ces deux développements illustrent à la fois la fragilité des majorités politiques et l’émergence de nouveaux visages qui cherchent à remodeler le paysage législatif américain.
L’avenir du Congrès dépend désormais de la validation du nouveau district et de la façon dont les deux partis géreront les conséquences des démissions récentes.