Un drame médical à l’étranger s’est soldé par une lourde condamnation : l’hôpital de Catane, en Sicile, a été reconnu responsable du décès d’un garçon de six ans venu du Sénégal, et doit désormais verser 1,5 million d’euros (environ 975 millions de francs CFA) à ses parents.
Le petit était admis aux urgences en juin 2019, présentant de fortes douleurs abdominales et des vomissements. Après un examen jugé insuffisant, les médecins l’ont renvoyé chez lui avec le diagnostic d’une probable infection virale, sans réaliser d’examens complémentaires. Quelques heures plus tard, son état s’est gravement détérioré, il a été ré‑admis, mais la prise en charge a été décrite comme « limitée », et il est décédé peu après.
« Les médecins auraient omis de pratiquer des examens simples qui auraient permis de détecter une acidocétose diabétique, une complication sévère, mais généralement traitable si elle est identifiée à temps. »
Les expertises médicales commandées lors du procès ont conclu que, si la condition avait été diagnostiquée rapidement, les chances de survie auraient dépassé 99 %.
« Les chances de survie de l’enfant auraient été supérieures à 99 % avec une prise en charge adéquate. »
Les parents, estimant la responsabilité de l’établissement engagée, ont porté plainte. La première instance a condamné l’hôpital à 1,5 million d’euros, somme confirmée en appel. Cette décision marque une reconnaissance officielle des graves erreurs de diagnostic et de suivi qui ont coûté la vie à l’enfant.
Le verdict rappelle l’obligation des services de santé à appliquer les protocoles de dépistage, même pour des symptômes apparemment banals, et souligne l’importance du recours judiciaire pour les victimes de négligence médicale.
Cette affaire, qui a traversé deux systèmes juridiques, laisse un lourd rappel : chaque examen manqué peut transformer une maladie traitable en tragédie.